Création Google My Business : la fiche, pas à pas

Un client qui cherche un artisan tape d'abord sur Google. La création d'une fiche Google My Business, rebaptisée Google Business Profile, reste gratuite et se fait en quelques étapes. Voici comment procéder sans enfreindre les règles de Google.

11 min. de lecture
Un artisan consulte la fiche Google de son entreprise sur un smartphone devant son atelier.
En bref

Créer une fiche Google Business Profile est gratuit et passe par un compte Google, puis une vérification de l'établissement. Une fiche complète rend les clients 2,7 fois plus enclins à juger l'entreprise fiable et 70 % plus enclins à la visiter. Aucun outil ne peut annoncer un délai d'apparition dans les résultats : la fiche doit d'abord être vérifiée. Ajouter un mot-clé au nom de la fiche est une pratique sanctionnée.

Créer une fiche Google My Business, comment ça marche ?

Une entreprise déjà installée sur son marché le voit chaque jour : ses clients de proximité tombent sur sa fiche Google avant d'entrer dans le magasin ou de téléphoner. Cette fiche, accessible à toute entreprise possédant une adresse ou une zone d'intervention, tient sur la moitié de l'écran du téléphone du client. Sa création reste gratuite, et elle se pilote depuis un compte Google classique.

À la base, une fiche d'établissement sert à exister dans les résultats locaux et sur Google Maps. Les clients y trouvent l'adresse, les horaires, les avis et les photos. Google avance que 2,7 fois plus de clients jugent une entreprise fiable quand sa fiche est complète, contre une fiche laissée à moitié vide. Le même document officiel indique que les clients sont 70 % plus enclins à visiter et 50 % plus enclins à acheter.

Le nom du service a changé au fil des ans. « Google My Business » désigne désormais Google Business Profile, mais la requête tapée par les artisans reste la même, et la marche à suivre n'a pas bougé. Le reste de cet article suit la création du début à la vérification.

Quelles informations faut-il avant de commencer ?

Un outil permet de créer une fiche Google My Business, et il s'appelle Google Business Profile depuis 2021. L'ancien nom circule encore, parce que les recherches portent dessus depuis une décennie, mais la procédure décrite ici correspond au service actuel.

Avant d'ouvrir l'outil, réunit ce qui servira à remplir les champs :

  • un compte Google, dont le mail servira à gérer la fiche et à recevoir le code de vérification ;
  • le nom réel de l'entreprise, sans keyword ajouté, ni slogan ;
  • l'adresse du siège, ou la zone d'intervention si l'entreprise se déplace chez le client ;
  • la catégorie, le numéro de téléphone, l'adresse du site web si elle existe ;
  • les horaires d'ouverture.

Un seul point mérite d'être tranché avant tout : l'adresse. Une entreprise qui reçoit ses clients indique son adresse réelle. Un artisan qui se déplace indique une zone de service, cachée derrière la mention « se rend chez les clients ». Ce choix conditionne l'affichage sur Google Maps.

L'entreprise qui n'a pas encore de site web peut s'en dispenser pour créer sa fiche. Le sujet mérite toutefois d'être traité, puisqu'un site vient appuyer la fiche plutôt que la remplacer.

La fiche se gère depuis un espace dédié, et la marche à suivre se présente en détail dans l'article sur gérer son compte Google My Business.

Quelles sont les étapes de la création de la fiche ?

La déclaration d'un établissement se fait depuis la page d'accueil de Google Business Profile, ou directement depuis Google Maps. Le compte Google étant connecté, l'écran suivant demande le nom de l'entreprise. La suite se lit comme une suite de cases à remplir, avec à chaque étape la même logique.

Voici le déroulement, étape par étape :

  1. connecter le compte Google sur la page Google Business Profile ;
  2. saisir le nom de l'entreprise, exactement tel qu'il est affiché devant le magasin ;
  3. choisir la catégorie la plus proche de l'activité, puis les métiers secondaires si l'outil les propose ;
  4. indiquer l'adresse, ou la zone d'intervention pour les artisans mobiles ;
  5. renseigner le téléphone, le site web et les horaires ;
  6. envoyer la demande, puis passer à la vérification.

Deux précisions de terrain méritent d'être notées. La catégorie pèse sur la façon dont la fiche se voit, donc il vaut mieux choisir un métier précis qu'un terme générique. Ne mettre dans le nom que ce qui existe officiellement,绝非 la catégorie, mófedée qualifiée : le règlement ci-dessous précise la sanction.

La création se fait au nom de l'entreprise, 因此 les fiches déjà présentes pour la même adresse sont détectées. Dans ce cas, la demande de géstion s'envoie au titulaire actuel du lieu, et la vérification suit un chemin quelque peu différent.

Pourquoi Google exige une vérification ?

La vérification confirme qu'une personne habilitée gère la fiche de cet établissement. Sans elle, aucune fiche n'apparaît dans les résultats. Ce point clos toute création, et il se lit comme une formalité de contrôle.

Le procédé le plus courant reste le courrier papier : Google envoie une lettre au nom de l'entreprise, avec un code à cinq caractères. Le destinataire saisit ce code dans son espace Google Business Profile, et la fiche est validée. Selon l'activité, la vérification peut aussi passer par le téléphone, le mail ou une vidéo filmant le lieu d'exploitation. Le code reste valable trente jours après son envoi, donc le courrier doit être ouvert et saisi sans attendre.

Se connecter avec un compte à titre professionnel évite ensuite des frictions. L'utilisateur qui crée la fiche au nom d'un mail personnel risque de la perdre en cas de départ, puisqu'il garde l'accès.

L'entreprise qui hérite d'une fiche déjà créée par un autre suit une procédure de reprise, souvent plus laborieuse que la création à part entière.

Peut-on créer une fiche sans adresse commerciale ?

Oui, une entreprise sans vitrine, comme un artisan qui se déplace, peut créer une fiche Google My Business. La procédure utilise alors un mode appelé « entreprise de service », qui n'affiche pas d'adresse publique sur Google Maps. La fiche reste bien ancrée sur les résultats locaux pour la zone annoncée.

Concrètement, l'artisan signale la zone géographique qu'il couvre, par exemple des départements ou des villes. La catégorie prend alors le rôle dominant, parce que la distance au chercheur joue différemment sans adresse fixe. Le numéro de téléphone et les horaires de disponibilité restent des champs à remplir comme pour un établissement en dur.

Une particularité d'attention : un même lieu physique ne porte еру qu'une seule fiche. Une entreprise installée dans un local partagé, un coworking, un bâtiment de bureaux, doit indiquer un numéro de suite ou mentionner précisément où elle se situe.

Quels pièges évitent à la création ?

Le premier piège est le nom. Google peut suspendre la fiche si un mot-clé enfreint la règle du nom réel. En pratique, l'entreprise indique son nom de commerce et rien d'autre, sans « plombier Paris », sans « artisan meilleur marché », sans catégorie placée en préfixe.

Le deuxième piège concerne l'entreprise qui gère plusieurs activités sur une même adresse. Chaque activité reçoit alors sa propre fiche, tant qu'elle a une présence distincte pour le client, par exemple un cabinet d'un côté et une atelier de l'autre.

Que change une fiche complète après la création ?

Une fiche à moitié remplie ne vaut pas mieux qu'une fiche inexistante pour le client. L'écart se lit dans les chiffres de Google lui-même : le client a 70 % de chances supplémentaires de se déplacer vers une fiche complète, contre une fiche incomplète qui l'oriente vers le concurrent suivant.

La matière la plus maitre est la photo, et elle se prépare dès la création. L'étude BrightLocal, fondée sur 45 264 fiches, montre que plus de cent photos font 520 % d'appels en plus que la fiche médiane, qui n'en compte que 11. Les chiffres portent sur la corrélation, pas sur la cause, mais la lecture reste simple : une fiche étoffée rassure, donc le client agit.

La photo, une fois remplie, n'a pas de limite d'ancienneté. L'artisan fourni deux photos de réalisations récentes, et il en ajoute lorsque le chantier se termine. Il vaut mieux remplir avec des photos réelles que de choisir des images de banque de photos, que le client repère immédiatement.

Comment bien démarrer une fiche Google après sa création ?

Une fiche créée mais laissée à l'abandon produit le même effet qu'une entreprise morte. Trois chantiers complètent la création et profitent directement au client qui lit.

Le premier concerne les avis clients. Les chiffres les plus récents illustrent leur poids : 75 % des clients lisent des avis avant d'achat, selon une enquête de 2024 sur 72 000 répondants en France. Le règlement de Google interdit de payer un client pour un avis, de solliciter seulement les clients contents, ou de promettre un avantage en échange d'une note modifiée. Ce qui est demandé est simple : encourager un client à raconter une expérience vécue, sans contrepartie.

Le deuxième chantier est la réponse aux avis. 89 % des consommateurs attendent une réponse à leur avis, et 42 % évitent l'entreprise qui les ignore. La réponse ne se justifie pas par un effet de classement, non prouvé, mais par le client qui lira la réponse au moment de choisir.

Le troisième chantier est la mise à jour de la fiche : horaires модifiés, photos récentes, services ajoutés. Chaque mise à jour vient appuyer la fiabilité apparente, l'un des trois critères que Google liste pour l'affichage local.

Pour aller au-delà de la création, l'article qui détaille créer un compte Google My Business couvre la gestion au quotidien.

Questions fréquentes

Comment créer une fiche Google My Business ?▾

Il faut un compte Google, puis déclarer l'établissement depuis la page Google Business Profile ou directement dans Google Maps. On saisit le nom, l'adresse, la catégorie et les coordonnées.Google envoie ensuite un code de vérification avant l'affichage de la fiche.

La création d'une fiche Google est-elle gratuite ?▾

Oui, la création d'une fiche d'établissement est totalement gratuite, de la déclaration à la vérification. Google propose des options payantes d'accompagnement, mais elles restent facultatives. Aucun abonnement n'est requis pour que la fiche apparaisse dans les résultats locaux.

Combien de temps avant que la fiche apparaisse sur Google ?▾

Google ne publie aucun délai entre la vérification et l'apparition de la fiche dans les résultats. La fiche doit d'abord être vérifiée, puis elle est affichée selon sa pertinence, sa distance au chercheur et sa fiabilité apparente. Aucune promesse de délai n'est vérifiable.

Peut-on mettre un mot-clé dans le nom de sa fiche Google ?▾

Non. Le nom de la fiche doit correspondre au nom réel de l'entreprise. Ajouter un mot-clé pour améliorer la visibilité est une pratique sanctionnée, et la fiche risque la suspension. Seules les mentions officielles du commerce, par exemple la forme juridique, s'ajoutent au nom.

Combien de photos ajouter à sa fiche Google ?▾

L'étude BrightLocal sur 45 264 fiches montre que les fiches à plus de cent photos reçoivent 520 % d'appels en plus que la fiche médiane. Il s'agit d'une corrélation, pas d'une causalité, mais enrichir la fiche avec des photos nombreuses et réelles reste la pratique recommandée.

Vous voulez que quelqu'un s'occupe de cette fiche pour vous ?

Je m'occupe du site, de la fiche Google, des avis et des demandes de devis des entreprises qui se lancent, partout en France. Tout ce que je livre reste à votre nom.

Sources

  1. Google, centre d'aide Fiche d'établissement, avantages d'une fiche complètesupport.google.com/business/answer/10515606
  2. Google, contenus interdits et soumis à des restrictions, règlement des avis et des fichessupport.google.com/contributionpolicy/answer/7400114
  3. BrightLocal, étude Google My Business Insights sur 45 264 ficheswww.brightlocal.com/research/google-my-business-insights-study
  4. BrightLocal, Local Consumer Review Survey 2026www.brightlocal.com/research/local-consumer-review-survey
  5. Skeepers / Avis Vérifiés, enquête mars 2024 sur 72 000 répondantsfr.skeepers.io
  6. AFNIC, « Réussir avec le web » 2025www.afnic.fr
  7. DGE et CREDOC, baromètre France Num 2025entreprendre.service-public.fr/vosdroits/F31466
  8. INSEE, Première n° 2070 sur la survie des micro-entrepreneurswww.insee.fr/fr/statistiques/10221574