Compte Google My Business : à quoi il sert

La fiche Google d'un établissement se gère depuis un compte Google, lequel est gratuit. Bien comprendre ce qu'est ce compte évite les erreurs les plus courantes, de l'adresse e-mail mal choisie à la suspension de la fiche.

10 min. de lecture
Un artisan consulte la gestion de sa fiche Google depuis un smartphone dans son atelier
En bref

Un compte Google My Business est le compte Google depuis lequel on crée et on gère la fiche d'établissement d'une entreprise. Il est gratuit et distinct du site web. La fiche ne s'affiche dans les résultats qu'après une vérification. Une fiche complète rend les clients 2,7 fois plus enclins à la juger fiable. Ajouter un mot-clé au nom ou enfreindre le règlement des avis expose à la suspension de la fiche.

Qu'est-ce qu'un compte Google My Business

Un compte Google My Business est un compte Google qui sert à gérer la fiche d'établissement d'une entreprise sur Google et Google Maps. Le compte lui-même ne coûte rien. C'est le service derrière, la fiche, qui produit les résultats.

Il ne faut pas confondre le compte et la fiche. Le compte est un identifiant personnel, comme une e-mail. La fiche est la vitrine publique de l'entreprise, avec son nom, son adresse, ses horaires et ses avis clients. Un compte peut gérer une fiche, mais rien n'empêche d'en gérer plusieurs depuis le même compte.

Google a rebaptisé son service Google Business Profile en 2021. L'appellation Google My Business reste dans le langage courant et dans les recherches. Les deux termes désignent le même outil.

Qui peut créer et posséder la fiche

Le propriétaire légitime de la fiche est celui qui exerce effectivement l'activité à l'adresse déclarée, ou qui la représente. Google demande que le titulaire ait un contact direct avec les clients. Un dirigeant, un artisan ou un salarié mandaté remplissent cette condition.

La propriété se transmet. Si un prestataire, un ancien salarié ou une agence a créé la fiche, le dirigeant peut en demander la reprise. Le parcours de revendication se lance depuis la fiche elle-même. Les notifications envoyées par Google servent de point de départ.

L'ancien dirigeant d'une entreprise reprise conserve parfois la fiche. Dans ce cas, le nouveau propriétaire fait la même démarche. C'est le cas le plus fréquent chez les artisans qui rachètent un fonds.

Quel e-mail choisir pour le compte

L'adresse e-mail choisie détermine tout le reste, car c'est là que Google envoie les notifications de vérification et les demandes d'accès. Une adresse consultée rarement fait passer des demandes en erreur. Mieux vaut une e-mail professionnelle que le dirigeant consulte chaque jour.

Trois critères aident au choix :

  • une adresse sur le domaine de l'entreprise, plutôt qu'une adresse personnelle ;
  • une adresse qui restera active après un départ ou un changement de fournisseur ;
  • une adresse que le dirigeant ou son successeur gardera en main.

Les 853 000 créations de .fr enregistrées en 2025 montrent que beaucoup de TPE démarrent avec un domaine neuf. Rattacher la fiche à une adresse du même domaine garde la cohérence de la présence en ligne.

Ce que le compte permet de faire

Le compte donne accès au tableau de bord de la fiche. Depuis ce tableau de bord, on modifie les informations publiées, on répond aux avis, on publie des photos et on consulte les statistiques de vues et d'appels.

Une fiche complète produit des effets mesurés. Google affirme qu'elle rend les 2,7 fois plus enclins à juger l'entreprise fiable, 70 % plus enclins à la visiter et 50 % plus enclins à y acheter. Ces chiffres viennent du centre d'aide de Google, sans méthodologie publiée, mais la direction est claire : remplir chaque champ du profil paie.

Les photos suivent la même logique. Une étude BrightLocal sur 45 264 fiches observe que les fiches à plus de 100 photos reçoivent 520 % d'appels en plus que la fiche médiane, qui en compte 11. C'est une corrélation, pas une preuve de causalité, mais elle plafonne pour l'ajout régulier de photos réelles.

Répondre aux avis se fait aussi depuis le compte. Selon le Local Consumer Review Survey de BrightLocal, 89 % des consommateurs attendent une réponse à leur avis, et 42 % évitent les professionnels qui les ignorent. La réponse se rédige pour le client qui la lira, pas pour l'algorithme, puisque aucune étude n'établit d'effet de la réponse sur le classement.

Les erreurs qui mènent à la suspension

La sanction du compte ou de la fiche arrive presque toujours pour la même raison : le non-respect du règlement. Google le documente précisément, et la suspension est annoncée dans le centre d'aide. Trois pratiques reviennent systématiquement dans les dossiers de suspension.

  • ajouter un mot-clé au nom de la fiche, comme "Plomberie pas cher Paris" quand l'entreprise s'appelle autrement ;
  • collecter des avis contre une remise, un cadeau ou un service gratuit, ou solliciter seulement les clients contents ;
  • déclarer des informations inexactes, par exemple une adresse où l'entreprise ne dessert pas de client.

Le règlement autorise en revanche à encourager un client à raconter une expérience réellement vécue, sans avantage en échange. La ligne est nette : on peut demander l'avis honnête, on ne peut pas acheter la note.

Après une suspension, on corrige les informations litigieuses, puis on suit la procédure de réexamen. Réinsister par d'autres canaux n'accélère rien.

Compte Google et compte Google Business Profile

Depuis 2021, la gestion des fiches se fait depuis un compte Google classique et le service s'appelle Google Business Profile. L'application mobile porte le nouveau nom. Pour un dirigeant qui crée sa fiche, le compte préexistant sur son smartphone suffit dans la plupart des situations mentionnées par Google.

Cette distinction compte au moment de partager l'accès. Un salarié peut se voir accorder un rôle de gestionnaire sans devenir propriétaire. Le propriétaire garde le contrôle de la fiche et peut retirer les accès. Un dirigeant prudent répartit ainsi : lui détient la propriété, ses collaborateurs reçoivent un rôle de gestionnaire limité.

Deux voisins du sujet complètent utilement cet article. La création de la fiche demande de rassembler les pièces du dossier etde suivre la procédure de création de la fiche.

Une fois la fiche en place, une autre lecture aide :

Pour gérer la fiche au quotidien, consultez votre espace de gestion de la fiche.

Création du compte : ce qu'il faut savoir

Le compte se crée en ligne en quelques minutes avec une adresse e-mail et un mot de passe. La création de la fiche se fait ensuite depuis ce compte, en déclarant le nom de l'entreprise, son adresse ou sa zone de service, et sa catégorie.

Un point demande de la patience : entre la création de la fiche et son apparition dans les résultats locaux, aucun délai n'est publié par Google. Personne ne peut promettre un calendrier, et quiconque le fait invente. Ce qui est documenté est le mécanisme : la fiche doit être vérifiée, puis affichée selon sa pertinence, sa distance au chercheur et sa fiabilité apparente.

La vérification sert à prouver que l'entreprise existe réellement à l'adresse déclarée. Selon le cas, elle passe par un code postal, un appel ou une vidéo. Sans vérification réussie, la fiche reste invisible.

Un autre voisin aide à ne pas confondre les démarches. La fiche se déclare en ligne pas à pas, en suivant la gestion depuis son compte.

Ce que le compte ne remplace pas

La fiche ne remplace pas le site web. Elle occupe l'espace local, mais un site apporte la profondeur que le compte ne porte pas. Les chiffres du baromètre France Num 2025 montrent que 37 % des TPE-PME ne trouvent pas de prestataire adapté pour se lancer en ligne, en hausse de 15 points en un an. Le problème n'est pas le budget : 66 % des TPE-PME dépensent moins de 300 € par an pour leur présence en ligne.

Le site et la fiche se nourrissent mutuellement. La fiche peut renvoyer au site, et le site peut pointer vers la fiche pour ses avis. Google rappelle d'ailleurs que chaque page à laquelle on tient doit recevoir un lien depuis au moins une autre page du site, et la fiche figure parmi les liens possibles.

Pour un dirigeant qui prépare readers la présence en ligne, la prochaine lecture utile porte sur la création elle-même :

Avant de créer le compte, il faut préparer les éléments de la fiche : les étapes pour créer le compte.

Questions fréquentes

Faut-il payer pour un compte Google My Business ?▾

Non. Le compte Google et la fiche d'établissement sont gratuits. Google ne demande aucun paiement pour créer la fiche ni pour la vérifier. Toute entreprise qui propose de la payer pour la création elle-même facture un service de société tierce, pas Google.

Puis-je gérer deux établissements depuis le même compte ?▾

Oui. Un compte Google peut être propriétaire de plusieurs fiches. Chaque établissement conserve sa propre fiche, avec son adresse et son numéro. La liste des fiches rattachées apparaît dans le tableau de bord du compte.

Quel e-mail utiliser pour créer le compte ?▾

Un e-mail professionnel que le dirigeant consulte chaque jour. C'est l'adresse qui reçoit les notifications de vérification et les demandes d'accès. Une adresse consultée rarement fait passer des invitations en erreur et complique la reprise en main de la fiche.

Que faire si la fiche a été créée par un ancien employé ?▾

On demande le transfert de propriété depuis la fiche, ou l'on fait une revendication par le parcours prévu dans Google Business Profile. Les notifications envoyées par Google servent de point de départ pour reprendre le contrôle.

Pourquoi ma fiche a-t-elle été suspendue ?▾

Les causes documentées sont le non-respect des règles : nom comportant un mot-clé, informations inexactes ou contenus interdits comme les avis achetés. Après correction des informations, on fait une révision en suivant la procédure de réexamen prévue par Google.

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Je m'occupe du site, de la fiche Google, des avis et des demandes de devis des entreprises qui se lancent, partout en France. Tout ce que je livre reste à votre nom.

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Sources

  1. Google, centre d'aide Fiche d'établissementsupport.google.com/business/answer/10515606
  2. Google, contenus interdits et soumis à des restrictionssupport.google.com/contributionpolicy/answer/7400114
  3. BrightLocal, étude Google My Business Insights, 45 264 ficheswww.brightlocal.com/research/google-my-business-insights-study
  4. BrightLocal, Local Consumer Review Survey 2026www.brightlocal.com/research/local-consumer-review-survey
  5. Skeepers, étude Avis Vérifiés, mars 2024www.skeepers.io
  6. AFNIC, Le .FR en 2025www.afnic.fr
  7. Baromètre France Num, DGE et CREDOC, 2025francenum.gouv.fr
  8. INSEE, survie des entreprises, Première n°2070www.insee.fr
  9. Google Search Central, liens crawlablesdevelopers.google.com/search/docs/crawling-indexing/links-crawlable
  10. Harvard Business Review, étude Oldroyd sur la rapidité de réponse aux leadshbr.org